Théâtre : Un mari idéal Oscar Wilde mise en scène Cathy Guillemin

Une pièce étonnamment actuelle au Théâtre de Nesle à Paris.

Avec le style savoureux dandy et cynique d’Oscar Wilde, ponctué par des phrases passées à la postérité comme :

  1. Pour résister à une tentation, il suffit d’y succomber
  2. J’ai des goûts simples, je prends que le meilleur

La pièce parle du couple, du mariage, du mensonge et de la corruption en politique, les références font résonnance avec la situation actuelle dans notre pays bien entendu. Il est vrai que les inégalités patrimoniales de ce début du XXIème siècle sont comparables à celles  de la fin du XIXème siècle, époque d’Oscar Wilde.

La morale de la pièce est vive l’amour et pour vivre en cohérence avec ses principes, une voie le dandysme, un humour détaché et désabusé pour être véritablement sérieux.

Drôle, frais et jouissif

Livre : Venise n’est pas en Italie

L’auteur Ivan Calérac

C’est l’histoire d’Emile, un adolescent de 15 ans, Emile est amoureux de Pauline, une première d’histoire d’amour.

Mais pour Emile rien n’est simple, sa famille vit dans une caravane en attendant un permis de construire, elle est aimante mais différente  du  modèle familial établi.

C’est l’histoire d’un voyage à Venise pour retrouver l’être aimé, mais rien ne se passe comme prévu.

C’est drôle et positif, car le bonheur c’est des petits bonheurs et quand vous avez de l’amour, alors la vie vous pouvez la traverser  avec confiance. Telle est la ligne éditoriale de ce livre, il est vrai qu’il est difficile de trouver mieux.

Une réussite donc avec des références cinématographiques et des proverbes ou dictons qui vous rendent la vie plus facile.

Les services à la santé : Enfin un vrai métier avec un modèle économique pour les organismes d’assurance

La lecture de l’Argus de l’Assurance de cette semaine et notamment l’article intitulé Avec le Livre III, la Mutualité veut réaffirmer sa différence » m’a de fait invité à vous faire part de mon point de vue. Et si enfin les services associés  à la complémentaire santé avaient  trouver leur modèle économique et leur légitimité autonome.

Hier, les services d’accompagnement

J’ai débuté ma carrière de la protection sociale en 1989, dans une Mutuelle entreprise, à l’époque le tiers payant était défini comme le plus mutualiste, aujourd’hui le tiers payant devient généralisé, entretemps, ce service s’est depuis de nombreuses années  développé comme un service de base aux adhérents ou clients selon la nature de l’organisme. Les premières plates-formes dédiées aux devis en optique ou dentaire sont apparues dans les années 90, avec en 2003 la création de Santéclair  qualifié de réseau. Aujourd’hui chaque complémentaire a ou adhère à un réseau, pour seulement exercer son métier dans les conditions d’acceptabilité que propose le « marché ».

En 2001 les Mutuelles avec la réforme de son code ont été contraintes de séparer leurs réalisations sanitaires et sociales de leurs activités de santé et de prévoyance. Pour beaucoup d’organismes ce fut un moment difficile avec la mise en place de conseils d’administration différenciés  et  par un fléchage strict des soutiens financiers à des activités souvent déficitaires par leur objet social, soit rendre accessible au plus grand nombre l’accès aux soins et plus particulièrement, ceux « mal remboursés » par la Sécurité Sociale. Et si cette séparation douloureuse n’est pas devenue un atout aujourd’hui?

Le métier des assurances de personnes a changé de paradigme

Aujourd’hui Solvabilité II avec ses contraintes réglementaires et financières a modifié la concurrence et les conditions d’exercice des assurances de personnes en particulier. Dans la perspective de l’avènement de Solvabilité II,  les Mutuelles ont restauré leurs fonds propres. Sous Solvabilité I, de nombreuses mutuelles s’enorgueillissaient d’avoir une couverture de marge de 150%, dans les années 2005-2014, celle-ci en moyenne dépassait les 350%, aujourd’hui celles-ci approchent les 200% sous Solvabilité II. En effet, les mutuelles n’ont pas comme les assureurs anticipé dans leur organisation  ce changement de paradigme assurantiel. Ainsi AXA et les grands assureurs ont pleinement intégré les nouvelles conditions du marché, pour les acteurs de la protection sociale solidaire, ce nouveau dispositif réglementaire a mis à mal leur positionnement consubstantiel à leur identité. Cependant le contexte durable des taux bas, les contraintes de fonds propres pour certains risques assurantiels et des placements financiers, conduisent également les leaders à revoir  leur modèle de développement.

Certes, Solvabilité II n’est pas l’Alpha et l’Omega de la concentration du secteur et de l’évolution du modèle économique des complémentaires, l’ANI et l’encadrement des désignations ou recommandations notamment, ont « potentialisé » les forces en oeuvre  d’une activité banalisée avec une marge technique réduite  voire absente. Et pour les collectives à attaquer le principe fondateur de l’assurance, la mutualisation, bien avant GAFA, décrit comme le nouveau entrant par de nombreux commentateurs. La disruption pour prendre un terme convenu est déjà en oeuvre sans les objets connectés et la numérisation.

A ne pas oublier également , l’augmentation des taxes sur les contrats santé, qui ont conduit à un accroissement du prix des garanties offertes et parfois à un frein à la souscription ,voire à un déplacement des adhérents et clients sur des contrats basiques.

La concentration des acteurs n’est donc pas terminée, le généraliste en assurances de personnes  se regroupe encore ou diversifie ses métiers par des alliances avec des assureurs de biens, les assureurs de moyenne taille s’essaie à des partenaires stratégiques, seuls les petits organismes  sous Solvabilité 1 poursuivent modestement leur chemin, inscrit dans une réalité locale ou sectorielle. Les clients ou adhérents eux modifient leurs pratiques assurantielles en recherchant des services appropriés à leurs besoins.

Mais surtout le paradigme assurantiel a changé par des marges techniques réduites et des placements financiers peu rémunérateurs, la diversification notamment par les services  commence à ne plus être considérée comme une obligation du métier sans recherche d’une performance économique, mais comme un investissement plus approprié et moins mobilisateur de fonds propres. Et si c’était la vraie disruption en assurance de personnes, il me semble que  les mêmes énergies sont en oeuvre en assurances de biens dès aujourd’hui et demain avec la voiture sans chauffeur par exemple, mais ce n’est pas le sujet de cet article.

Les Services au service de la stratégie : Enfin

J’ai découvert les services en 1997 quand je suis devenu Directeur Général de la Mutuelle Générale des Cheminots, dotée pour sa taille d’oeuvres sociales importantes, depuis j’ai toujours considéré que les services devaient être au cœur du métier des assurances de personnes en santé et prévoyance. Je me suis souvent heurté à mes amis actuaires, ne pouvant apprécier techniquement l’apport de services associés à la limitation des prestations servies. Aujourd’hui, chacun admet que ceux-ci contribuent à la fidélisation des adhérents ou clients et qu’ils sont efficients pour la réduction des dépenses en optique et dentaire, peu encore, mais le mouvement est enclenché, les appréhendent comme les nouveaux métiers contributeurs d’un groupe d’assurance.

Et pourtant les conditions sont réunies; absence de marge, contraintes de fonds propres, il est temps de découvrir pour certains de nouveaux métier, les services sont le prolongement naturel de l’assurance santé : conseil, orientation et proximité.

Le Groupe MGEN-ISTYA-Harmonie qui sera constitué en septembre prochain a clairement inscrit dans sa stratégie les services comme un métier important et différenciant, j’ajouterai rentable. Le positionnement dépasse la santé, c’est le bien être de la personne tout au long de sa vie qui est la ligne conductrice des investissements du Groupe dans ce domaine, de la naissance (maternité), enfance (crèches), adulte( logement, formation, orientation, services de santé mais aussi culturels), jusqu’à la mort avec l’acquisition d’une entreprise de pompes funèbres en 2016.

AXA, Allianz et Generali par leur faible présence dans les services au regard de leur taille, optent pour investissements importants dans les startup spécialisées dans la  santé,  l’automobile et la maison, voire pour certains en recherchant une alliance avec un membre du GAFA.

Sans doute plusieurs modèles coexisteront, mais les services seront au cœur de leurs succès.

Je vous cacherai pas ma satisfaction à assister à ce changement, qui n’est qu’à ses débuts. L’usager de la santé qui est appelé à prendre une place plus importante dans le système de la santé grâce aux nouvelles technologies de l’information et aux évolutions de la société pèsera dans ce sens. Alors dépêchez-vous.

SYSTEME DE SANTE : Aux grands mots les grands remèdes

Le Cercle Vivienne existe depuis trois années, ils regroupent des acteurs de l’assurance et de la protection sociale avec comme thématique principale la santé.  Les échanges organisés autour de petits déjeuners débat ont regroupé plus de deux  cents personnes. Ces échanges ont été la matière premiere de ce premier livre.

L’intérêt de ce premier livre est son écriture collective dans une volonté pédagogique. Ce n’est pas un livre de recettes mais de questionnements par des experts métiers issus de l’assurance, des mutuelles et des groupes de protection sociale.

Le livre est construit autour de cinq scénarios : une sécurité sociale étatique sans complémentaires santé, un tout marché, les usagers rois, le GAFA omniscient et le tout local, car c’est au plus près des besoins de la population que les réponses  seront les plus appropriées. La conviction de ce collectif d’auteurs est que  le demain sera une mixité de ces scénarios, en rejetant tout système enfermant.

A ces scénarios quelques thématiques sont versées au débat,  en guise de mise en appétit et à poursuivre la réflexion  comme l’impact des nouvelles technologies, la prévention, l’explosion de la mutualisation..

Ce groupement d’amis ayant mis  au cœur de leur projet la convivialité et le respect des positions de chacun, espèrent la publication d’un deuxième livre dans une optique d’amélioration successive des débats, car sans dispute au sens du 17ème siècle, nulle avancée partagée.

Un livre intéressant dans sa construction et objet.

En ce qui me concerne, il me semble que la santé environnementale devrait être partie prenante de ce débat à l’aune de la crise sanitaire observée et notée par l’OMS, notamment en se mettant comme objectif pour les pays membres, une réduction de 25% des maladies chroniques à l’horizon de 2025.

Mais le débat est ouvert et chacun doit y prendre part, professionnels de santé, usagers et acteurs professionnels ou institutionnels, le Cercle Vivienne nous y invite et je salue donc cette belle initiative.

Les Fleurs Bleues

C’est le dernier film d’Andrzej WADJDA, mort en octobre 2016 à l’âge de 90 ans.

Le film a pour sujet les dernières années d’un peintre polonais Wladyslaw Streminski de 1948 à 1952.

A l’époque la Pologne était stalinienne et donc tous ceux qui n’étaient pas avec le socialisme réalisme et  ses dirigeants étaient rejetés et  toutes les oeuvres étaient retirées des musées. Streminski était et est sans doute encore considéré comme le plus grand peintre du XXème siècle, fondateur du 1er musée d’art moderne en Pologne et co-fondateur de la première école d’art moderne de Lodz.

C’est un bon film efficient sur la puissance destructrice d’un régime totalitaire. A voir  pour la qualité cinématographique mais aussi pour se rappeler l’importance de défendre la démocratie surtout aujourd’hui menacée dans de nombreux pays pas si lointain de nous.

Une belle leçon de résistance et une belle leçon civique.

RES Acualité est disponible

RES actualité du 21 février.

A découvrir la plate-forme en 16 propositions adressées aux candidats à la présidentielle et les actualités de la santé environnementale.

Aujourd’hui les planètes sont bien positionnées pour une grande loi de la santé environnementale.

Vous pouvez-vous vous connecter sur le site du Réseau Environnement Santé notamment en consultant ma page sur les engagements.

NOCES : un film d’aujourd’hui

C’est l’histoire de Zahira une Belgo-pakistanaise de 18 ans à qui sa famille lui impose un mariage traditionnel. Elle est déchirée entre son amour familial et son attachement au mode vie occidentale et ses aspirations de liberté.

C’est un film sans parti pris, chacun est aimant  mais inscrit dans un schéma culturel défini. Pour la famille, Zahira doit épouser un pakistanais musulman, sinon c’est le déshonneur, pour Zahira, elle souhaite tout simplement vivre avec l’homme quelle a choisi.

Deux personnages représentant cette situation  ont un dialogue suivant: Est-ce que je peux faire quelque chose? Non tu peux pas et toi que tu vas-tu faire? Je ne sais pas.

Les acteurs sont justes, le film est efficace.

A voir donc.

Quelques mots de présentation et de bienvenue

Nous savons au moins depuis Hébert Marcuse que l’homme n’est pas unidimensionnel. C’est pourquoi ce site Internet dit de vitrine me met en avant comme professionnel, citoyen et ouvert sur la culture.

Je suis un homme engagé depuis l’âge de 16 ans, d’abord à la Jeunesse Ouvrière Chrétienne dont un slogan de l’époque  était : voir, jugez et agir, j’ai toujours considéré mon devoir de savoir, de me positionner et de le faire savoir, dans ma vie de citoyen et de professionnel. Vous pourrez ainsi découvrir mes engagements actuels, ceux associés à mon expérience professionnelle ou de citoyen, souvent ceux-ci ne sont pas dissociés.

Le blog sera nourri  de mon expérience de dirigeant de la protection sociale, d’associations et plus largement de l’économie sociale, il sera également enrichi de mes engagements et de mes investissements culturels.

Le monde est complexe, il faut donc penser la complexité, vous pourrez ainsi découvrir mes partenaires pour accompagner vos projets de transformation, de changement stratégiques ou de communication. La coopération est au cœur de mon parcours professionnel, en confiance et en diversité nous appréhendons mieux les forces et les enjeux en mouvement.

N’hésitez pas à partager mes articles et/ou les commenter sur les réseaux sociaux.

Bienvenue à chacun et à tous.

« Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront. » René Char