Reconstruire la Solidarité

Cet Article est le troisième volet sur les métiers de l’innovation sociale et des services des acteurs de la protection sociale solidaire

Le débat public est aujourd’hui dominé  par une remise en cause du modèle de protection sociale, jugé  par plusieurs candidats à la présidentielle, trop coûteux et faisant la part belle à l’assistanat. Il est temps de battre ces idées simplistes en brèche.

En premier lieu, si le coût de la solidarité est important, celui de la non-solidarité l’est encore plus. Le repli sur soi, et la montée des inégalités se traduisent par des surcoûts associés à la sécurité globale de la population et surtout à l’abandon de l’investissement social facteur de cohésion et d’efficience.

Cependant pour des raisons de justice et de soutenabilité, il convient de concevoir des politiques sociales pour tous dont bénéficieront les personnes dans le besoin.

La protection sociale doit être considérée comme un élément à part entière de la stratégie économique et sociale et non comme un coût qui pèserait sur la société. Les dégâts sociaux ont un coût plus important que le maintien d’un système de protection solidaire, les études internationales en attestent (qualité de vie, espérance de vie, qualification..)

Cependant, l’évolution de la société après plus de trente ans de crise, conduit à appréhender l’organisation de la protection sociale d’une manière différente, hier et encore aujourd’hui centrée sur la gestion risques, celle-ci doit être maintenant orientée sur la gestion de la personne dans son entièreté. Le droit au logement, à un emploi et à une couverture sociale sont à organiser dans une société fragmentée, où le salariat n’est plus de soi et ou le changement de situation est prégnante.

Les nouvelles solutions à bâtir doivent être portées par l’ensemble des acteurs, chacun dans ses compétences , associations, état et acteurs de la protection sociale solidaire dans une dynamique de concertation et de travail décloisonné, afin développer la qualité d’accompagnement des personnes concernées dans la durée. L’Etat peut et doit faire beaucoup, mais l’expérimentation au plus près des personnes avec des acteurs de terrain apparaît comme un  nouveau besoin  de la société et porteuses de sens pour l’intégration des personnes les plus démunies

Chacun peut  s’engager à son échelle, citoyen, acteurs économiques, la refonte des aides sociales pour les pouvoirs publics, l’expérimentation pour les usagers et associations, l’investissement social pour les acteurs de la protection sociale solidaire dans une démarche de refondation de leur projet originel.

0 réponses

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *