RECONSTRUIRE LA DEMOCRATIE

Dans mon dernier article, j’abordais la solidarité, celui-ci était intitulé Reconstruire la Solidarité

Aujourd’hui, il apparaît évident à travers les différentes affaires qui défrayent les chroniques politiques, que la transparence est au cœur du vivre ensemble dans une société de plus en plus inégalitaire. Reconstruire la démocratie est donc une clef de sortie de crise économique, sociale et morale.

Dans les entreprises, la transparence s’est traduite depuis des années par la mise en place de procédures de remboursement des frais professionnels, pour les cadeaux par la mise en place dans les plus grandes, de déontologues ayant une mission de conseil et d’audit.

Les instances politiques devraient s’inspirer des règles des sphères économiques pour reconstruire la confiance aujourd’hui malmenée par quelques uns d’entre eux.

Ainsi les notes de frais des élus devraient sans doute être reclassées  en partie en rémunération afin que ceux-ci soient à la hauteur de la moyenne européenne et que la partie restante fasse l’objet de procédures de contrôle strictes à l’instar du monde de l’entreprise.

La nomination d’un déontologue avec un véritable pouvoir de sanction est certainement une mesure favorable à la reconstruction de la confiance des citoyens dans leurs élus. Pas de moralité incantatoire, mais une exigence démocratique.

Les entreprises ne sont pas également sans critique, la montée des inégalités des rémunérations se traduisent par une fragilité de la confiance des salariés. Certes les entreprises de l’économie sociale régies par des principes de solidarité et de coopération sont les moins exposées, cependant en temps de difficultés, les dirigeants doivent faire montre dans leurs pratiques encore plus d’exemplarité.

A travers la question de la transparence se joue la cohésion de la société, facteur  de fraternité, de paix et de sérénité. Les politiques construites sur la peur de l’autre et la compétition outrancière sont prolongées  par une montée du stress et dun sentiment d’insécurité, tous les deux  facteurs du repli sur soi.

La Gouvernance des entreprises des acteurs économiques relevant du non lucratif doit être garante de ces exigences, aujourd’hui déterminantes sur la prochaine élection présidentielle et porteuse d’adhésion pour leur développement et leurs capacités de recrutement.

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