Communiqué de Presse : Une politique de Santé Environnementale pour relever le défi de la crise sanitaire, 4ème crise écologique

Montreuil, le 18 Mai 2017,

 

Une politique de Santé Environnementale pour relever le défi de la crise sanitaire, 4ème crise écologique

 

« La Santé environnementale sera une priorité du quinquennat », « lnterdiction des perturbateurs endocriniens »…Le RES avait noté avec satisfaction ces engagements dans le programme d’Emmanuel Macron. Nous attendons maintenant qu’ils soient transcrits dans la réalité. « La Maison brûle et nous regardons ailleurs ». Nicolas Hulot avait inspiré à Jacques Chirac son discours de 2002, à l’occasion de la conférence de Johannesburg sur le changement climatique. L’enjeu aujourd’hui est de même ampleur en ce qui concerne la crise sanitaire, qui est en quelque sorte la 4ème crise écologique. Là aussi, « La maison brûle et nous regardons ailleurs ». Les maladies chroniques explosent dans le monde, ce que l’Organisation Mondiale de la Santé a qualifié de « Défi mondial d’ampleur épidémique …principal défi pour le développement durable en ce début de 21ème siècle » mais peu est fait pour stopper cette croissance. On ne peut pas concevoir la transition écologique sans relever ce défi. Pour cela, il faut s’attaquer aux causes environnementales des maladies chroniques ; c’est l’enjeu d’une politique de santé environnementale et ce ne peut pas être une politique marginale. Nous attendons un engagement fort du nouveau ministre de la transition écologique comme de la ministre de la santé.

Le RES demande à être reçu pour présenter ses propositions :

  • Une grande loi de Santé environnementale en 16 mesures pour réussir la révolution de la santé et faire face à l’épidémie de maladies chroniques
  • Un Grenelle de la Santé environnementale pour mobiliser toutes les composantes de la société afin d’atteindre cet objectif

 

Contact presse : André Cicolella 06 35 57 16 82

RÉSEAU ENVIRONNEMENT SANTE 47 avenue Pasteur 93100 MONTREUIL   Tél : 01 80 89 58 37

http://www.reseau-environnement-sante.fr

18e Colloque Professionnel IPSE : Le devenir de la Mutualité du mouvement mutualiste et des mutuelles

L’institut de Protection Social Européen organise deux fois par an des débats sur la protection sociale sous le prisme européen. Ce 17 mai 2017, la thématique regroupait des acteurs mutualistes, certains chimiquement purs, d’autres associés ou intégrés dans des Groupes de Protection Sociale ou au sein de mutuelles d’assurance. IPSE : http://www.euroipse.org/ Pour  découvrir notamment  les prochaines initiatives de cette organisation créée en 1989.

Cette « grande matinée était articulée  autour de deux tables rondes et des interventions des personnalités du secteur opérationnels comme Albert Lautman Directeur général de la Mutualité Française ou de Michel Dreyfus historien de la Mutualité et en conclusion de Jérôme Saddier Directeur Général de La Mutuelle Nationale Territoriale.

La première table ronde a réuni deux dirigeants de Mutuelle, l’une indépendante, la Mutuelle CCMO et l’autre VIASanté abritée au sein du Groupe AG2r La Mondiale, deux stratégies pour accompagner les évolutions réglementaires et concurrentielles du mouvement mutualiste dans un contexte de baisse des marges et de chocs fiscaux en particulier. Pour chaque intervenant, le choix effectué est un bon choix, notamment souligné par les avancées en développement et aura.

Le troisième intervenant Alain Coheur Directeur des affaires internationales de la Mutuelle Solidaris et membre du CESE Européen a apporté son message d’expert de la protection sociale européenne et de Dirigeant d’une Mutuelle ayant la gestion du régime de base et complémentaire et celle des établissements sanitaires. auprès de 3 millions de bénéficiaires. Je tiens à souligner son approche sur les sept transitions en oeuvre sur le changement de l’écosystème des mutuelles : numérique, économique, écologique, transhumanisme, culturelle, sociale et générationnelle. Il a notamment lancé un appel à valoriser le capital social de ces organismes par la démonstration de la preuve par une orientation de l’organisation orientée vers la production de bien être. J’ai également été très sensible  sur la dimension écologique qui ouvre de nouveaux champs d’actions aux acteurs de la protection sociale solidaires en contribuant à la mise en place d’une véritable santé environnementale.

La deuxième table ronde  a réuni des dirigeants mutualistes sur  les marges d’action (Albert Lautman), le numérique au service de la rénovation de la relation de l’adhérent (Stéphane Junique Président d’Harmonie Mutuelle), et sur les capacités pour les mutuelles de devenir des producteurs majeurs de soins Stéphanie Soares (membre du Bureau du Groupe Macif)

Je souhaite mettre en relief un positionnement novateur pour des Mutuelles, celui de pouvoir être des opérateurs au 1er €, tout en étant attaché à la sécurité sociale et son pilier la solidarité. Les débats à l’UNOCAM ont sans doute lassé le meilleurs allié de la Sécu par une non reconnaissante de fait des organismes complémentaires dans leur rôle d’acteur de la santé au profit de celui de payeur secondaire. Bien entendu cette position n’est pas tranchée au sein de la FNMF, mais elle fait son chemin avec des acteurs comme le Groupe Harmonie Mutuelle 1er acteur de santé, qui souhaite jouer pleinement leur rôle de leader et d’acteur de la protection sociale solidaire en mettant en synergie l’ensemble de ses métiers pour accompagner les adhérents de la naissance jusqu’à l’étape finale. La constitution de la future Sgam avec Istya s’inscrit dans cette stratégie d’acteur global et responsable.

Une belle matinée qui s’est terminée par un appel à réinventer l’assurance santé, à reprendre l’esprit d’entreprise qui a marqué la naissance du mouvement au milieu du XIXème siècle, près de 100 ans avant la naissance de la Sécurité Sociale, à refonder le pacte avec l’adhérent construit sur le respect de la personne et sur la rénovation de la démocratie en s’appuyant sur les nouvelles technologies.

Les matinées de l’ADOM : la santé numérique

Le 9 mai s’est déroulée fois une matinée de l’Association des Directeurs d’Organismes Mutualistes (ADOM) www.asso-adom.fr en partenariat avec la Fondation de l’Avenir ww.fondationdelavenir.org  sur le thème de la santé numérique.

La Fondation de l’Avenir a été créée il y a une trentaine d’années  a deux missions principales le soutien à la recherche médicale et l’innovation dans les pratiques de soins et d’accompagnement, elle abrite comme structure d’accueil plusieurs fondations ou d’associations relais pour des organismes qui poursuivent des objectifs comparables au sien.

Une soixantaine de participants, pour un sujet qui traverse l’ensemble des métiers de la mutualité l’assurance (Livre II) et les services associés (Livre III). La Mutualité se distingue des autres familles d’assurance par sa présence historique dans les métiers de la santé, du sanitaire et social et de la culture.

Le Président de la fondation de l’Avenir a introduit la thématique  en mettant en avant les évolutions de la médecine depuis trente ans de l’apparition ds premières caméras en lieu et place des actes invasifs à l’apparition de l’usager comme producteurs de soins, de la médecine réparatrice à l’émergence de la médecine prédictive avec le développement de la robotique, de la télémédecine et de la domotique.

La place des services devient aujourd’hui capitale dans l’accompagnement des patients dont l’hospitalisation est de plus en plus réduite au profit d’un retour à la maison, qui doit être de qualité et encadré pour éviter tout retour hospitalier par une prise en charge à domicile insuffisante ou inadaptée. La coordination des soins est ainsi capitale dans ce dispositif , tout comme l’assistance.

Les évolutions technologiques ont des impacts sanitaires, économiques et éthiques, ceux-ci ont été approchés à travers plusieurs témoignages et expériences avec une mise en relief des questions sur l’individualisation et ses limites, les acteurs et la place de la Mutualité dans ce changement de paradigme.

Si la question de la technologie (performance en constance progression) semble être maîtrisée, il apparaît clairement que les conditions économiques (soutenabilité), et éthiques (quelle télésurveillance?..) sont loin d’être tranchées.

Rien n’est écrit, tout est possible sous le prisme des 4P : prédictif, préventif, participatif et personnalisé. Une belle matinée avec de belles réalisation et promesses solidaires et humanistes qui ont illustré cette perspective.

En conclusion Bruno Huss le Président de l’ADOM a rappelé aux Mutualistes du Livre II, organismes dédiés à l’assurance qu’ils pouvaient activer les leviers financiers pour être dans la course de l’innovation en cohérence avec les valeurs du Mouvement.

Une approche de la santé numérique qui place l’usager au cœur du système de soins.