Penser la complexité mais agir simplement

Le rapport de l’ACPR sur les Mutuelles de santé et prévoyance met en avant une nouvelle doctrine semble-t-il, puisqu’elle s’inquiète sur  le mouvement de consolidation dans l’assurance santé. Au regard semble-t-il des rapprochements souvent très complexes qui n’atteignent pas toujours les objectifs qu’ils étaient fixés.

Je vous renvoie à ce propos sur mon dernier article relatif du 18ème colloque de l’IPSE, qui abordait, la question de la diversité , de l’unité et de l’adaptabilité des Mutuelles aujourd’hui au nombre de 380 relevant des activités assurantielles.

Penser la complexité (Edgar Morin), car le monde est complexe. Les contraintes réglementaires, la transformation digitale, la concurrence accrue sont aujourd’hui prégnantes et chacun s’adapte souvent par des regroupements parfois à  marche forcée ou par des partenariats stratégiques, aujourd’hui plus à la mode qu’il y a quelques temps. Tel le Leviathan Solvabilité II contraignait depuis une dizaine d’années chacun à la diversité des métiers et à la recherche de la taille : Too Big  not to fail.

Peut être que le bilan aujourd’hui est moins glorieux, qu’escompté, les regroupements se traduisent généralement pour une période de trois à 5 ans par des surcoûts et donc à un service rendu aux clients- adhérents moins performants. Les statistiques dans ce domaine sont maintenant suffisamment nombreuses pour l’attester.

A quand un hymne au small is beautiful,  demain peut être? Le chemin est engagé peut-être, comme une ouverture à un monde oublié.

Agir simplement, tel est de fait le défi des Directions, s’adapter dans la continuité, appréhender par exemple la transformation digitale comme un projet important mais pas différent dans on organisation et ses enjeux sociaux, techniques, commerciaux et sociétaux. En quelque sorte comme un nouveau projet informatique à portée transverse. Cependant la simplicité est mise à l’épreuve avec l’accumulation des projets et évolutions réglementaires. Une pause serait la bienvenue n’est-il pas? Sinon Mesdames Messieurs de l’ACPR, la complexité va de nouveau faire parler d’elle.

Il est sûrement opportun pour chaque organisme de se poser la question existentielle. C’est quoi mon utilité économique et sociale. Après la logistique suivra ou pas. En fait, si le sens précédait l’action?

Thierry Beaudet, dit souvent, qu’il convient de convoquer le projet mutualiste. Une belle formule qui donne du sens à l’action.

 

 

0 réponses

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *