Vive le cinéma : 120 battements par minute et la fille inconnue

J’ai vu deux excellents films, l’un au cinéma, l’autre à la télévision, deux films sur la société, l’engagement, la solidarité et la fraternité. Le premier sur l’urgence d’un combat : déjà morts , encore vivants, l’autre sur l’humanisme de proximité.

Un film de Robin de Campillo sur le mouvement ACT UP dans les années 90, un film qui a reçu le Grand Prix au dernier festival de Cannes,

Un film coup de poing, « c’est aussi la vie », tel est un slogan repris dans le film. ACT UP a chois pour briser la loi du silence des actions spectaculaires en mettant en lumière tous les morts anonymes de ce nouveau fléau, en s’attaquant à l’image des institutions et des laboratoires pharmaceutiques, mais aussi par des actions de communication auprès de la jeunesse en abordant la sexualité sans tabous. C’est l’histoire de personnes lumineuses, courageuses, humanistes. Un film qui ne peut laisser indifférent par la puissance émotionnelle de ces combattants déjà morts mais encore vivants. Magnifique.

C’est le dernier film des frères Dardenne (2016).

Une jeune médecin exerce son métier dans un quartier périphérique de Liège, sa patientèle est défavorisée, un soir sa vie bascule, elle refuse d’ouvrir son cabinet à une jeune femme pour une raison de fatigue et d’horaires. Celle-ci est retrouvée morte le lendemain. Culpabilisée, elle va engager une enquête pour retrouver l’identité de cette femme. Cette quête la conduit sur la voie de réparation d’elle même et de tous ceux qui sont directement ou indirectement concernés par ce drame.

C’est un film sur le délitement social, sur un combat individuel, sur un engagement au quotidien auprès des plus démunis, sur l’attention, la bienveillance et le courage. Un très beau film.

La vision de ces deux films sur une durée courte m’a conduit à réfléchir sur l’engagement face aux injustices, ou désastres annoncés. Quelle ligne tenir devant les défis climatiques, la crise sanitaire, et les désastres des guerres autour de nous?

Ces deux films mettent en lumière me semble-t-il les voies à tenir devant le cynisme des puissants et ignorants, devant les catastrophes annoncées: la solidarité, l’humanisme et la révolte. Ces deux films sont aussi deux récits sur le courage, car il faut du courage pour lutter contre l’ignorance, l’indifférence, la peur.

Ils sont aussi deux films sur l’humanisme et la transcendance.

Vive le cinéma.

Bruxelles ma belle

J’ai eu l’occasion de faire plusieurs voyages cette année, dont certainement le plus beau en Islande, qui est un pays de nature par excellence, mais je choisis de vous entretenir de mon séjour à Bruxelles, capitale Européenne.

Bruxelles est d’abord une ville d’accents et sonorisée par deux langues le Wallon et le Flamand, une ville où la pluie ponctue les journées. C’est aussi une belle ville aux noms de rue d’autrefois, le marché aux fromages, aux herbes au charbon. C’est une ville aux grands espaces verts avec ses étangs et parcs qu’ils soient royaux ou non. C’est aussi une ville avec une gastronomie du nord et généreuse accompagnée de ses bières typiques.

Bruxelles est aussi la capitale des bandes dessinées, habillée par de nombreuses façades en l’honneur des personnages du neuvième art et ses musées dont le récent musée MOOF.

Bruxelles, c’est une ville de quartiers, décontractée, souriante et avenante à moins d’une heure trente par le Thalys. C’est aussi une grande cité de l’art nouveau avec Horta, une ville aux grandes avenues.

Ne ratez pas les musées des anciens maîtres, du fin de siècle et de Magritte. Pour les plus mobiles, allez vous perde dans le parc de la Huppe et visiter la très belle fondation Folon, vous reviendrez dans le quartier Flagey par un bus le 366. Si vous avez encore de l’énergie  allez visiter l’immense Musée du cinquantenaire  et son parc à quelles encablures du quartier européen.

Bruxelles est une belle destination pour découvrir une magnifique ville flamande habitée par des habitants simples, souriants, accueillants et fiers de leur pays, avec de beaux musées et des frites incomparables.

Edmond : Une pièce brillante

EDMOND D’ALEXIS MICHALIK AU THEATRE DU PALAIS ROYAL

Depuis quelques mois j’ai délaissé les articles portant sur les activités culturelles, pourtant j’a i vu de bons et beaux films, de belles pièces de théâtre et de belles expositions. Pour citer seulement quelques évènements et émotions : L’exposition Vermeer et ses contemporains au Louvres, le petit maître corrigé de Marivaux à la comédie Française et le film Caire confidentiel. Pour les deux derniers évènements, ne les ratez pas.

Je reprends le clavier pour une pièce connue et reconnue avec 5 Molières en 2017 , une création qui le mérite.

C’est la belle époque, la naissance du cinéma, des syndicats et aussi de la grande Sarah Bernhardt et des lupanars. Une France qui a confiance belle, de ses arts et technologies, Renault créée sa première voiture en 1898. Le spectacle commence en 1895 et se termine le 27 décembre 1897, jour de la première de Cyrano de Bergerac.

Cette pièce fut jouée plus de 20 000 fois au XXème siècle ce qui la classe au panthéon du théâtre français.

Les deux Georges Courteline et Feydeau  sont présents dans la pièce et aussi la grande Sarah, la muse d’Edmond Rostand qui a interprété sa première pièce en vers la princesse lointaine qui fut parait-il un four.  Edmond Rostand après un première pièce décriée, se cherche, il est poète et veut exprimer son art en vers, Sarah Bernhardt le met en relation avec un grand comédien et enfin il retrouve son inspiration en puisant dans son entourage les personnages de sa pièce, de son oeuvre.

C’est une pièce sur la création artistique, sur le monde des acteurs, une ode à la culture, drôle, rythmée et flamboyante. Les quiproquos sont omniprésents comme les pièces de ce fin siècle, et l’énergie impérieuse.

A ne pas manquer.

Un spectacle à vertus thérapeutiques. Alors ne résistez pas