La Santé Environnementale, l’affaire de tous : Pouvoirs Publics, acteurs économiques et citoyens

La Santé Environnementale reconnue par les plus hautes autorités  (OMS) depuis plus de 20 ans , a fait son entrée fracassante dans la campagne présidentielle. Aujourd’hui elle est au devant de la scène et n’est pas prête de la quitter. Et si elle offrait de véritables opportunités  de réconciliation et de reconstruction.

La Santé Environnementale

La Mutuelle du Ministère de la Justice : Et maintenant…

La Mutuelle du Ministère de la Justice

Penser la complexité mais agir simplement

Le rapport de l’ACPR sur les Mutuelles de santé et prévoyance met en avant une nouvelle doctrine semble-t-il, puisqu’elle s’inquiète sur  le mouvement de consolidation dans l’assurance santé. Au regard semble-t-il des rapprochements souvent très complexes qui n’atteignent pas toujours les objectifs qu’ils étaient fixés.

Je vous renvoie à ce propos sur mon dernier article relatif du 18ème colloque de l’IPSE, qui abordait, la question de la diversité , de l’unité et de l’adaptabilité des Mutuelles aujourd’hui au nombre de 380 relevant des activités assurantielles.

Penser la complexité (Edgar Morin), car le monde est complexe. Les contraintes réglementaires, la transformation digitale, la concurrence accrue sont aujourd’hui prégnantes et chacun s’adapte souvent par des regroupements parfois à  marche forcée ou par des partenariats stratégiques, aujourd’hui plus à la mode qu’il y a quelques temps. Tel le Leviathan Solvabilité II contraignait depuis une dizaine d’années chacun à la diversité des métiers et à la recherche de la taille : Too Big  not to fail.

Peut être que le bilan aujourd’hui est moins glorieux, qu’escompté, les regroupements se traduisent généralement pour une période de trois à 5 ans par des surcoûts et donc à un service rendu aux clients- adhérents moins performants. Les statistiques dans ce domaine sont maintenant suffisamment nombreuses pour l’attester.

A quand un hymne au small is beautiful,  demain peut être? Le chemin est engagé peut-être, comme une ouverture à un monde oublié.

Agir simplement, tel est de fait le défi des Directions, s’adapter dans la continuité, appréhender par exemple la transformation digitale comme un projet important mais pas différent dans on organisation et ses enjeux sociaux, techniques, commerciaux et sociétaux. En quelque sorte comme un nouveau projet informatique à portée transverse. Cependant la simplicité est mise à l’épreuve avec l’accumulation des projets et évolutions réglementaires. Une pause serait la bienvenue n’est-il pas? Sinon Mesdames Messieurs de l’ACPR, la complexité va de nouveau faire parler d’elle.

Il est sûrement opportun pour chaque organisme de se poser la question existentielle. C’est quoi mon utilité économique et sociale. Après la logistique suivra ou pas. En fait, si le sens précédait l’action?

Thierry Beaudet, dit souvent, qu’il convient de convoquer le projet mutualiste. Une belle formule qui donne du sens à l’action.

 

 

Santé et travail

Cette excellente revue trimestrielle est à découvrir en urgence pour tous ceux qui s’intéressent à la santé au travail, à la quête de sens et n’ayons pas peur des mots au bien être de tous dans la durée. Un slogan de mon époque à la JOC  était « Un travailleur vaut tout l’or du monde ». Cette revue s’inscrit dans ce sillon avec intelligence et débat.

Cette revue soutenue dès sa naissance par la Mutualité Française, aujourd’hui réunit plusieurs acteurs  mutualistes. Le positionnement de ce trimestriel est que l’organisation du travail au cœur de la santé des salariés et qu’il faut libérer le travail en lui redonnant du sens. aujourd’hui le constat est sans appel   par la souffrance psychique ou par une croissance des troubles musculo-squelettiques notamment dans les métiers des services à la personne. Il est temps de redonner la parole aux salariés sur leur travail.

Le numéro du mois d’avril est particulièrement intéressant avec un dossier fouillé sur les lobbies qui nous intoxiquent, heureusement que la cause commune avance grâce à la mobilisation de la société civile, mais les résistances sont vives et organisées, car l’état est effectivement souvent passif en refusant d’améliorer la reconnaissance des maladies professionnelles et les lobbies bien organisés pour que rien ne bouge.

C’est un combat qui dépasse la sphère du travail, mais il est important que la mobilisation citoyenne s’organise au sein de ce que certains appellent une activité d’émancipation.

C’est aussi des reportages sur des actions concrètes de CHSCT et de débat sur des questions centrales  comme les nouvelles organisations ou technologies.

Abonnez-vous

www.sante-et-travail.fr

L’argus de l’assurance de cette semaine

La revue professionnelle du secteur de l’assurance  a pour ce numéro publié un dossier spécial sur les élections présidentielles.

Un document  complet (retraite, santé, assurances vie, Solvabilité 2, le régime cat’nat), ponctué d’entretiens intéressants.

A lire donc.

RECONSTRUIRE LA DEMOCRATIE

Dans mon dernier article, j’abordais la solidarité, celui-ci était intitulé Reconstruire la Solidarité

Aujourd’hui, il apparaît évident à travers les différentes affaires qui défrayent les chroniques politiques, que la transparence est au cœur du vivre ensemble dans une société de plus en plus inégalitaire. Reconstruire la démocratie est donc une clef de sortie de crise économique, sociale et morale.

Dans les entreprises, la transparence s’est traduite depuis des années par la mise en place de procédures de remboursement des frais professionnels, pour les cadeaux par la mise en place dans les plus grandes, de déontologues ayant une mission de conseil et d’audit.

Les instances politiques devraient s’inspirer des règles des sphères économiques pour reconstruire la confiance aujourd’hui malmenée par quelques uns d’entre eux.

Ainsi les notes de frais des élus devraient sans doute être reclassées  en partie en rémunération afin que ceux-ci soient à la hauteur de la moyenne européenne et que la partie restante fasse l’objet de procédures de contrôle strictes à l’instar du monde de l’entreprise.

La nomination d’un déontologue avec un véritable pouvoir de sanction est certainement une mesure favorable à la reconstruction de la confiance des citoyens dans leurs élus. Pas de moralité incantatoire, mais une exigence démocratique.

Les entreprises ne sont pas également sans critique, la montée des inégalités des rémunérations se traduisent par une fragilité de la confiance des salariés. Certes les entreprises de l’économie sociale régies par des principes de solidarité et de coopération sont les moins exposées, cependant en temps de difficultés, les dirigeants doivent faire montre dans leurs pratiques encore plus d’exemplarité.

A travers la question de la transparence se joue la cohésion de la société, facteur  de fraternité, de paix et de sérénité. Les politiques construites sur la peur de l’autre et la compétition outrancière sont prolongées  par une montée du stress et dun sentiment d’insécurité, tous les deux  facteurs du repli sur soi.

La Gouvernance des entreprises des acteurs économiques relevant du non lucratif doit être garante de ces exigences, aujourd’hui déterminantes sur la prochaine élection présidentielle et porteuse d’adhésion pour leur développement et leurs capacités de recrutement.

Communiqué FFA-FNMF

17-03-07-Communiqué-FFA-FNMF-étude-Audirep

 

Un communiqué intéressant sur la généralisation de la complémentaire santé en entreprise

L’innovation sociale au service des assureurs de la protection sociale solidaire

Dans un article précédent intitule les services à la santé : Enfin un vrai métier avec son modèle économique, je développais l’idée principale que le moment était arrivé d’un changement de modèle par les services de l’activité des assurances de personnes. Je prolonge cette contribution par l’exploration de l’innovation sociale dans les secteurs de la protection sociale : santé, prévoyance, épargne, logement, emploi et la formation.

Qu’est ce que l’innovation sociale?

Elle est fondamentalement l’élaboration de réponses nouvelles à des besoins sociaux mal ou peu satisfaits dans tous les secteurs, je m’attacherai à circonscrire le champ d’application à la protection sociale .

Elle concerne de nombreux domaines comme l’innovation des produits et services d’usage, de l’organisation, du marketing et commercial, des modèles d’affaire et enfin l’innovation sociale peut créer ou intégrer de nouvelles technologies.

Elle est portée par les pouvoirs publics avec le lancement d’expérimentations, les citoyens dans un engagement bénévole ou les entreprises et plus particulièrement ceux de l’économie sociale. Elle unit très souvent ces trois catégories d’acteurs à travers des partenariats. L’innovation sociale est avant tout coopérative et souvent le fruit d’une veille au plus près des personnes et citoyens.

Les acteurs de la protection sociale solidaire

Ils sont naturellement partie prenante de l’innovation sociale par leurs valeurs et engagements. Cependant plusieurs changements sont apparus dans notre société, qui de fait modifient les réponses à leurs adhérents. En premier lieu, les évolutions réglementaires et concurrentielles dans le secteur de l’assurance, l’arrivée du numérique dans les relations clientèles et la fragilisation du modèle social par la crise économique et financière depuis 2008.

Le changement du modèle économique, l’apport des nouvelles technologies et de nouveaux besoins sociaux ou à leur manifestation plus criante, notamment dans le logement et l’emploi offrent des opportunités de développement des actions  sociales ou dans l’accompagnement social pour les entrepreneurs sociaux.

Les attentes des clients ou citoyens ne sont plus circonscrites à une couverture santé ou prévoyance et à une épargne garantie, mais à une offre d’assistance dans leur orientation en santé, dans la recherche de leur habitat ou dans sa gestion, dans leurs besoins de formation  ou dans leur repositionnement professionnel dans un monde accéléré. L’Etat était à travers le paritarisme de gestion notamment, le garant et l’offreur de services avec les collectivités territoriales, aujourd’hui les réponses apportées par les politiques publiques sont insuffisantes.

Les acteurs de la protection sociale sont aussi en crise de légitimité par leur banalisation et la mise en cause de leur modèle originel, l’innovation sociale est une voie facilitatrice de leur « réhabilitation » et de fidélisation de leurs adhérents et assurés. Pour ce faire, celle-ci ne doit pas être appréhendée comme un plus, mais comme une force motrice  de la transformation de l’organisation et de l’offre.

« Si nous voulons que tout reste, tel que c’est, il faut que tout change » Le Guépard  de Giuseppe Tomasi di Lampedusa

La franchise cautionnée réinventée?

Le courtier Amalfi sous la marque Otherwise propose une offre relookée de la franchise cautionnée créée par la France Mutualiste en 2006.

Le principe est simple, si l’assuré ou l’adhérent « ne consomme pas toute sa cotisation », celle-ci peut lui être remboursée en partie. Hier ce concept novateur n’a pas séduit dans la durée et a conduit la France Mutualiste à le retirer du devant de vitrine.

Aujourd’hui Amalfi  propose ce dispositif en lui apportant, la notion de groupe affinitaire de taille réduite de 50 à 150 personnes ayant un « profil similaire ». Ainsi si le groupe constitué est vertueux, chaque membre peut bénéficier d’un bonus collaboratif. Un concept positif, alors que le groupe est constitué,  via des algorithmes, un appel à la responsabilité individuelle au sein d’un groupe  composé par les statistiques.

Cette offre est bien entendu permise par les nouvelles technologies et semble répondre à une volonté d’appartenance de proximité, dans un monde de la santé complémentaire,  chamboulé par les dernières dispositions réglementaires (ANI..).

Ce modèle est construit sur une hyper segmentation en destination  des indépendants en première intention. Ouste la mutualisation.

Il est clair que le coût d’une couverture de santé est aujourd’hui élevé (cf. l’article sur les services),  et que celui-ci conduit les acteurs nouveaux ou anciens à rechercher de nouvelles voies,  Amalfi propose un modèle high-tech dans un modèle économique qui sans doute s’installera dans le temps ou pas et qui ne semble pas inclure des services aujourd’hui recherchés par les assurés et adhérents.